Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 12:49

Souvenirs, souvenirs...

Paru dans le journal le JAZZOPHONE n° 12 (automne 2017) sur le départerment 06, 83... et le monde entier grâce à www.lejazzophone.com

 

LES ALLMAN BROTHERS BAND !

 

 

Début des années 60 aux États Unis en Géorgie, Duane (chant et guitare) et Gregg (chant, orgue hammond, piano) jouent dans divers groupes dont Allman Joys et The Hour Glass. Duane est guitariste de studio pour Wilson Pickett, King Curtis, Aretha Franklin ou Otis Rush... Les frangins en 1969 forment en Floride les Allman Brothers Band avec Dicky Betts (guitare), Berry Oackley (basse), Butch Trucks et Jai Johany Johanson dit Jaimoe, la particularité du groupe est d'avoir deux batteurs, un blanc et un noir, chose rare à l'époque, surtout dans le sud. Rapidement les ABB deviennent un groupe fondamental pour le blues, grâce à la voix de Gregg, grave et puissante plus son jeu de clavier, et avec la guitare lumineuse de Duane. Leur musique est aussi imprégnée de gospel, de soul et jazz... Ils s'affichent à des festivals avec BB King, Buddy Guy, ou à l'Atlanta Pop Festival en 70... En parallèle, Duane participe en 1970 au groupe prodigieux Derek and The Dominos d' Eric Clapton, dont il sera issu le fameux titre « Layla ». Mais en deux années, les Allman Brothers Band effectuent plus de 500 concerts, du coup ils gravent un double album en public en 1971 « At Fillmore East », remarquable... Hélas, Duane meurt d'un accident de moto (nov. 71), et un an après c'est le bassiste Berry Oackley qui subit le même sort. A écouter un autre témoignage en public « Eat a Peach » qui sort en 1972. Les titres originaux sur scène sont prolongés dans des improvisations folles comme « In memory of Elisabeth Reed, Whippin' Post, Dreams, Mountain Jam … ». L'arrivée du guitariste Dicky Betts et celle de Chuck Level au piano sont un nouvel élan à la formation initiale. En 1973 on remarquera l'album studio « Brothers ans Sisters » dont le bel instrumental « Jessica », une petite perle... De la séparation du groupe en 1975 à une reformation en 1978, et une nouvelle séparation en 1982, Gregg de son coté formera The Gregg Allman Band... Mais c'est pour un retour exceptionnel en 1989 que les ABB renaissent avec la présence de Warren Haynes, chanteur guitariste des Gov't Mule et Allen Woody le bassiste. Un must... Gregg écrira sa biographie en 2012 : « My Cross to Bear », on y trouve ce passage touchant : « … La musique est le sang de ma vie... J'adore jouer de la musique pour des gens qui l'apprécient. Quand mon heure viendra, je rejoindrai mon tombeau, et mon frangin m'accueillera par ces mots : Beau boulot petit frère, t'as vraiment assuré ! ». Et c'est vrai qu'ils ont assurés comme également les supers musiciens des Allman Brothers Band sur ces longues années !

Et, on réécoute avec un grand plaisir ce magique groupe !

 

http://allmanbrothersband.com

 

Jack Lalli

Partager cet article
Repost0
17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 15:15

Paru dans le JAZZOPHONE n° 11 (été 2017)

BRIAN SETZER, guitariste génial qui rock et swing dont en Big Band !

 

Né à New York, c'est à 8 ans que Brian découvre les Beatles à la radio. Du coup il est séduit et veut apprendre la guitare. Il travaille avec acharnement cet instrument, on lui enseigne la musique, et il suit des cours avec des musiciens de jazz pendant des années. Adolescent, il monte un groupe reprenant des standards des pionniers du rock'n'roll. Il est vrai qu'à la maison ses parents adorent cette musique d' Elvis Presley à Chuck Berry. C'est avec les « Tomcats », un trio composé de « Lee Rocker » : contre bassiste, de « Slim Jim Phantom » : batteur, qu'ils se font connaître. Ce trio est vite remarqué en jouant à NY, et après quelques K7 studios, ils intéressent un manageur anglais. Ils deviennent en 1979 les Stray Cats. Départ en Angleterre car leur notoriété reste malgré tout trop intimiste. C'est bien dans la Perfide Albion, en plein mouvement musical punk, que leur musique accroche avec ce rock'n'roll sauvage, le trio mets KO un large public ! Le premier album « Stray Cats » est produit par Dave Edmunds (chanteur et guitariste de Love Sculpture, et surtout avec Nick Lowe dans le groupe « Rockpile »), c'est un succès comme les deux autres disques : « Gonna Ball » et « Rant N' Rave with The Stray Cats ». Déjà on entend du jazz et du blues dans leur musique. La France (dont Nice pour un concert historique au théâtre de Verdure) est vite conquise, et adopte les Stray Cats. On aime leur musique, leur dégaine, leurs tatouages, et ce côté rétro : motos et voitures. Brian fait même du cinéma, et dans le film « La Bamba » il joue le rôle d'Eddie Cochran... Il vit à Los Angeles, et il fait des bœufs avec des musiciens de jazz dont des musiciens de Frank Sinatra, d'où cette idée de monter un big band de rock'n'roll, le Brian Setzer Orchestra est né en 1992 ! Ce mélange de swing, jazz, rockabilly ou de boogie-woogie fait craquer le public, trois millions d'albums vendus en cinq ans... En 2004, les Stray Cats reviennent sur scène avec une torride tournée européenne, on a droit à un double cd & Dvd « Rumble In Brixton » et un « Live from Europe »... Brian reprend la route avec The Brian Setzer Orchestra… Et en 2005, il rend un hommage avec The Nashvillains au label « Sun Records » pour ce disque enregistré à Nashville, « Rockabilly Riot, vol 1 », dont un invité de marque, le chanteur guitariste Carl Perkins. Le Brian Setzer Orchestra revient en 2007 encore plus jazz... Et pour finir, ce guitariste hors pair, adepte des guitares Gretsch repart avec le quatuor « Rockabilly Riot », écoute le dvd-cd « Live in Japan, Osaka Rocka ! » (2016) : un must d’énergie qui rock'n'jazz si justement fort bien !

 

JACK LALLI

 

http://briansetzer.com

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 04:46

Paru dans le Jazzophone, n° 9, (janv à mars 2017) / HELAS DISPARU le 16 avril 2017

 

Allan Holdsworth, guitariste à pro-fusion électrique !

 

Il a plus d’une quarantaine d’albums à son actif à 70 ans. Mais il n’a jamais eu la notoriété méritée, peut-être parce qu’il ne s’est jamais posé définitivement dans la même formation !

Malgré tout, ce guitariste est le musicien qui a fusionné le jazz à des musiques électriques, dont rock, et la musique progressiste, où l’improvisation est de mise. Son compositeur préféré avant tout est Debussy. Et c’est par un début prometteur, qu’il effectue un passage rapide en 1972 avec Nucleus, puis on le remarque avec le groupe de Jon Hiseman : Tempest. Un groupe rock énergique où il aborde un son dur, héritage de la fin des 60’s comme Clapton avec Cream, ou Hendrix avec l’Experience / Band of Gypsy.

Avec Soft Machine, il fait des prouesses sur le disque « Bundles » (1975), à noter une superbe pochette du peintre britannique Reg Cartwright. Son jeu de guitare est fulgurant, des boucles répétitives, de l’improvisation, on a des belles pièces de jazz-rock. Après, il remplace dans le Gong de Pierre Moerlen, son guitariste de légende Steve Hillage Le disque suivant est « Gazeuse » (1976), et il prend encore plus un virage jazz fusion. Allan Holdsworth a un jeu toujours très complexe, Zappa disait même qu’il avait un style le plus innovant ! Son phrasé courant, dit legato, est le fait de jouer vite d’un seul mouvement et de lier les notes entre elles. Avec « The New Tony Williams Lifetime », on rejoint la richesse musicale d’un Miles Davis ou de Weather Report. En 1977 : il est avec Jean-Luc Ponty sur l’album « Enignatic Ocean », un style fluide et plus mélodique où Allan s’adapte bien, il retrouvera Ponty plus tard... Une complicité avec le batteur Bill Bruford commence par le disque sublime « Feels good to me » (1977). Et il sera dans la première mouture de la formation d’UK (1978) pour l’album sous ce nom « UK ». Remarquable groupe avec John Wetton (chant, basse/ hélas disparu récemment), Bill Bruford et Eddie Jobson (clavier, violon). C’est certainement un des albums les plus riches musicalement de cette période « prog » et jazz rock ! Tout comme le disque en public « Bruford Tapes » où la guitare d’Allan fait de belles envolées, mêmes dissonantes ! Autre disque « Gradually going tornado » avec Bruford sous le pseudonyme de « l’inconnu John Clarke ». Par contre, Allan effectue un retour à Soft Machine avec le parfait « Land Of Cockayne » (1981). Et parmi ses rencontres, on retiendra celles avec Chad Wackerman batteur américain connu pour avoir été chez Frank Zappa (1981-1988), où dans un autre registre avec le groupe Level 42 et le disque « Guaranteed » (1991) ! Sans oublier Gordon Beck, John Stevens, Stanley Clarke, Jack Bruce, Stuart Hamm

Du super Allan quoi !

Jack Lalli

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Jack LALLI
  • : Archives perso des articles musicaux parus dans la Strada, Le Jazzophone... compte rendu de concerts, chroniques CD disques concerts livres, articles sur le web...
  • Contact

Recherche